Billet Chatbot - Marquet François AU plaisir

Chatbot ? Dans notre série « point jargon », découvrons aujourd’hui une très forte tendance 2016 qui va s’installer concrètement en 2017. Pourquoi faire ? Comment ?

Ca veut dire quoi Chatbot ?

«Messagerie instantanée de robots» serait une traduction digne des premières heures de Google Translate, mais concrètement il s’agit bien de cela. On peut échanger, via un chat, avec une intelligence artificielle (un robot conversationnel), le tout en language courant.

Ca existe déjà non ?

Oui, mais c’était très pauvre. Le tout premier est même apparu en 1960 et s’appellait Eliza.
Vous pouvez vous amuser avec cette simulation. Moi « elle » m’a directement engueulé parce que je lui ai pas dit bonjour, du caractère c’est bien !
Ensuite, on en a vu passer énormément, par exemple Anna d’Ikea dès 2005 mais comment dire… c’était pas ça.
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Et aujourd’hui ?
2 facteurs déterminants rebattent les cartes :

– Tout d’abord, les progrès en machine learning : il s’agit de l’apprentissage automatique des robots. (Accenture vient d’ailleurs de publier une étude à ce sujet : « Pourquoi l’intelligence artificielle est le futur de la croissance »)

– 2ème facteur : le grand succès des messageries instantanées type Messenger de Facebook. Ce réseau social l’a d’ailleurs très bien compris et a fait sensation en annonçant la création d’une plateforme de vente de Bots : Messenger Bot Store. Certains comparent cette arrivée avec celle de l’AppStore d’Apple. Google et Microsoft débordent de projets de leur côté.

Oui mais… ca marche mieux ?

Tellement tellement mieux, mais de là à dire que cette A.I. est « intelligente », il y a encore un pas. Les problèmes simples de type aller voir un film d’horreur cet après-midi dans tel quartier marchent très bien. La commande d’une pizza, d’un vol, parfait, c’est fluide, on se ferait presqu’avoir. Dès qu’on est un peu plus précis, on peut obtenir des réponses plutôt fantaisistes et même très vite basculer dans le scandale : vous avez surement entendu parlé de Tay, à qui Microsoft a cloué le bec en moins de 24h, après que des internautes taquins l’aient converti au nazisme.
Pour les concepteurs, bien entendu, le tout est de cibler les besoins où cette jeune techno est pertinente afin de créer une belle expérience. Le full chatbot a ses limites…

Pourquoi faire ?

Les usages restent encore à découvrir pour cette nouvelle forme d’interface homme-machine.
Voici quelques exemples d’usages déjà en cours :
– Dans les phases de commande et d’assistance : cela permets d’offrir un service immédiat, le chatbot étant toujours à l’écoute. C’est également très simple, la demande est formulée sous une forme de discussion anodine.
– Comme outil : la notion de « robots assistants personnels » est très prometteuse. Les articulations avec de solutions comme Slack par exemple sont assez puissantes : automatisation des tâches, guide à la personnalisation…

Et puis l’alternatif :

Parce que chez AUplaisir on aime bien quand ca sort un poil du cadre, voici un projet assez bluffant : un robot redresseur de torts, le Robin de Bois des Chatbots en somme.
DoNotPay, créée par Joshua Browder est un robot avocat qui permet de contester des amendes de stationnement infligées injustement : le robot a gagné 160 000 sur 250 000 procédures, soit 4 millions de $ économisés pour le petit peuple.
Un autre exemple d’utilisation de ce chatbot : l’aide aux réfugiés, aux SDF dans leur recherche de logement d’urgence. Preuve est faite que le progrès peut aussi parfois être social.

Créer le sien ?

Pour un chatbot pointu, c’est l’affaire de spécialistes, mais pour des projets plus simples, il existe des solutions pour créer SON Bot sans connaissance en programmation : Rebot.me ou Botsify entre autres. C’est à vous !

En savoir plus ?

Jam : du temps libre ? (si vous n’en essayez qu’un, c’est celui-ci)

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Directeur de création / DIGITAL, co-fondateur d’AUplaisir.

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