Billet Tord-boyaux ©AUplaisir

#DESIGN THINKING

Par essence, notre activité nous demande d’imaginer des interfaces, des usages, des objets o-ri-gi-naux.

Originaux… oui, bon, évidemment nous nageons en pleine évidence…mais cette exigence d’innovation nous tord les boyaux à chaque fois, et c’est très bien.

A chacun sa routine mais on peut souvent résumer çà à une première phase d’observation, de contextualisation et d’immersion qu’on peut appeler « empathie ».

Puis vient la phase de l’idéation, c’est avec elle que le designer entretient un rapport ambigu : doute sur ses capacités, sur son manque d’envie de revivre « encore ça », et une petite voix parfois très faible qui incite à… persévérer. On le sait tous : cette phase doit être douloureuse pour le bien du projet. Une idée venue trop facilement a souvent un petit goût de « déjà vu », comme une recette que notre inconscient nous a resservie discrètement.

Ce mal-être est le symptôme d’une première réussite : nous sortons de notre zone de confort pour essayer de trouver un nouveau chemin, une pensée originale.

Bien sûr cela ne suffit pas, d’autres facteurs entrent en jeu, sinon les écoles de designs seraient seulement un repère de masochistes. A cette capacité de mise en danger doit être associée, entre autres, une capacité de cristallisation, de traduction des informations emmagasinées en une nouvelle pensée :
L’inspiration, en somme, le mot est lâché.

Quand ? Comment ? L’histoire regorge d’exemples d’idées tombées du ciel sans crier gare : dans le bain, sous le pommier, en marchant, dans le bus, et c’est à cet instant précis qu’on aime notre métier, non ?

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Directeur de création / DIGITAL, co-fondateur d’AUplaisir.

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