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Plus que quelques jours pour visiter
l’exposition « Typo en mouvement ».

 

Dernière semaine (jusqu’au 5 mars) pour découvrir cette exposition au Lieu du Design (Paris 19ème).
Gratuite et tous public, vous pouvez même l’envisager comme une sortie familiale :
testé et approuvé avec 2 petits compagnons de 4 et 6 ans, parce qu’il n’est jamais trop tôt pour commencer à parler des choses de la typo à ses enfants !

Si on met de côté les 2 moniteurs accidentellement rebootés (« c’est pas moi ») et la violente chute de tabouret, source de sursaut général (« c’est pas moi »), la visite s’est plutôt bien passée et les contenus proposés ont réussi à intéresser mes 2 jeunes camarades. Moi aussi, d’ailleurs !

 

Best of

Produite par le Museum für Gestaltung de Zürich, l’exposition propose une sélection de 120 oeuvres digitales dans lesquelles la typographie prend vie.
Organisée par thèmes – Rythme et musique, Longs métrages et publicité ou encore Espace public – l’exposition présente l’animation typographique sous toutes ses formes.
On y trouve bien entendu des clips musicaux, parmi lesquels l’incontournable « The Child » d’Alex Gopher (signé H5 – 1999) ou encore « Subterranean homesick blues » dans lequel Bob Dylan épluche, feuille après feuille, phrase après phrase, les paroles de sa chanson (extrait du documentaire « Don’t look back », réalisé par D.A. Pennebaker – 1967). On y trouve aussi de l’animation digitale, des interventions urbaines, des films publicitaires ou du design, avec notamment des dessins originaux de chiffres conçus par Philippe Apeloig pour Hermès (pour la Montre Slim – 2014) ou encore, évidemment, des génériques de films.
L’opportunité de visionner quelques monuments classiques du genres tels que le cultissime générique de « Seven » dont nous fêtions l’an passé les 20 ans (réalisé par Kyle Cooper – 1995), celui de « North by Northwest » (signé du maître Saul Bass – 1959), « Catch me if you can » (de Kuntzel+Deygas – 2002), et toujours un bon vieux James Bond, « Bons baisers de Russie » (Robert Brownjohn – 1963), dans lequel les mots se retrouvent projetés sur le corps d’une danseuse.

 

Générique d’ouverture de « Seven » (Kyle Cooper – 1995)

 

Générique d’ouverture de « North by northwest » (Saul Bass – 1959)

 

Générique d’ouverture de « Catch me if you can » (Kuntzel+Deygas – 2002)

 

Générique d’ouverture de « From Russia with love » (Robert Brownjohn – 1963)

 

Installations

C’est également de corps dont il est question dans les 2 installations interactives « being not truthful works against me » (Stefan Sagmeister & Ralph Ammer – 2007) et « Dancewriter » (Peter Bil’ak – 2009), véritables exutoires pour mes jeunes acolytes qui en profitent pour se dégourdir un peu.
En mode Spiderman dans l’installation de Sagmeister, ils s’épuisent à détruire (par leurs mouvements) une toile d’araignée qui se régénère à chaque calme, laissant chaque fois réapparaître les mots « being not truthful works against me » qui y sont tissés.
La seconde installation, « Dancewriter », est un dispositif dans lequel le corps mime l’alphabet. Composé d’un clavier sur lequel nous sommes invités à taper des lettres et d’une projection dans laquelle une danseuse reproduit physiquement la lettre saisie. S’en suivent alors quelques gesticulations improbables de la part des enfants qui s’essaient à l’exercice en prenant d’étranges pauses et en hurlant « regarde papa, je suis un Z, facile ».

Pour terminer le parcours, quelques courts-métrages parmi lesquels ceux de David Carson (« The end of print » I & II – 1995) ou le bien venu « Logorama »  (H5 – 2009) qui s’avère au final être le meilleur moyen de canaliser les petits et de s’offrir 3’45″ de répit.

 

Allez-y

Une exposition qui nous offre donc un panorama intéressant de l’état de l’art, l’occasion de réviser ses classiques et de faire quelques découvertes intéressantes. De quoi se constituer une bonne base de références sur le sujet et transformer, le temps du chemin retour, vos enfants en alphabet vivant (probablement un alphabet plus proche du sanscrit d’ailleurs)…

Exposition ouverte du lundi au samedi de 12h à 18h – Entrée libre
Le Lieu du design, 11 rue de Cambrai, 75019 Paris
Commissaire : Andres Janser / Museum Für Gestaltung Zurich
Scénographie : Elément Commun
Graphisme : Studio Des Signes
Site web : le lieu du design

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Directeur de création / FILM, co-fondateur d’AUplaisir.

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